← Précédent | Liste | Suivant →

Joseph Paul-Boncour (1873-1972)


(67 ans-USR)

Sénateur du Loir-et-Cher

Joseph Paul-Boncour, né le 4 août 1873 à Saint-Aignan (Loir-et-Cher), mort le 28 mars 1972 à Paris, est un avocat et un homme politique français.

Secrétaire particulier de Waldeck-Rousseau devenu membre de SFIO, il commença sa carrière parlementaire comme député du Loir-et-Cher, élu lors d'une élection partielle en janvier 1909, réélu aux élections générales de 1910 et 1914. Il fut ministre du Travail dans le gouvernement Monis, en 1911.

En 1919, il fut élu député du département de la Seine et réélu en 1924. En 1928, il devint député du Tarn. En désaccord avec la SFIO sur la question de la participation au gouvernement, il la quitta et fonda le Parti républicain-socialiste, puis l'Union socialiste républicaine (1931).

Sénateur du Loir-et-Cher (1931-1940), puis délégué de la France à la SDN (1932), il fut président du Conseil des ministres du 18 décembre 1932 au 28 janvier 1933 (voir gouvernement Joseph Paul-Boncour) après la chute du gouvernement d'Édouard Herriot. Il fut ensuite ministre de la Guerre jusqu'en février 1934.

À ce titre, il participa avec Herriot au rapprochement à l'URSS contre l'Allemagne nazie : signature d'un pacte de non-agression en 1932, envoi d'un attaché militaire à Moscou l'année suivante. Paul-Boncour fut ensuite ministre d'État délégué à Genève dans le cabinet d'Albert Sarraut (janvier-juin 1936).

Il redevint ministre des Affaires étrangères au printemps 1938, mais pour peu de temps, et ce fut cette fois en vain qu'il tenta d'imposer une politique de fermeté face à Adolph Hitler et de réalisme face à une URSS alliée potentielle, comme la Russie tzariste l'avait été en 1914. L'ambassadeur de Grande-Bretagne à Paris, partisan de l'apaisement, semble être un de ceux qui ont obtenu son départ.

Il vota contre la remise du pouvoir constituant au maréchal Pétain en 1940 et devint président de l'association des Quatre-vingt, les parlementaires s'opposèrent à Pétain et Pierre Laval. Sa propriété de Loir-et-Cher étant à cheval sur la ligne de démarcation durant la guerre, il aida certains résistants qui souhaitaient passer en zone libre, par exemple Jacques Baumel, dont il connaissait bien le père. Le 6 juin 1944, traqué par la Gestapo, il rejoignit un maquis dans le Lot. En 1949, il fut décoré de la Légion d'honneur pour sa participation à la Résistance.

Il retourna à la SFIO après la Libération. Membre de l'assemblée consultative (1944) puis du Conseil de la République (1946-1948), il participa à la conférence de San Francisco où il signa la charte des Nations unies (1946). Puis, il se retira de la vie politique.

sources : ©Wikipédia