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Marius Moutet (1876-1968)


(64 ans-SFIO)

Député de la Drôme

Marius Moutet est un homme politique français. Né le 19 avril 1876 à Nîmes (Gard), il est décédé le 29 octobre 1968 à Paris.Il fait partie des étudiants socialistes de Lyon, devient avocat et plaide en faveur de Joseph Caillaux devant la Haute cour de justice. Il bénéficie du soutien de Jean Jaurès lors de sa candidature à la députation en 1914 dans le Rhône où il est élu. En 1929, il est élu député de la Drôme.

Devenu spécialiste des questions coloniales et prônant une politique généreuse, d'assimilation refusant la répression brutale et le paternalisme condescendant, il est ministre des Colonies dans les gouvernements de Front populaire du 4 juin 1936 au 10 avril 1938 (gouvernements Léon Blum , Camille Chautemps et Blum mais pas dans le cabinet Chautemps qui dure deux mois. Moutet est confronté aux difficiles questions coloniales. Il supprime le bagne en Guyane et nomme Félix Éboué comme gouverneur de la Guadeloupe puis de l’Afrique-Equatoriale française (AEF).

Il est l’un des 80 parlementaires qui refusent la remise du pouvoir constituant à Philippe Pétain en 1940. II entre dans la clandestinité. A la Libération, il est élu député de la Drôme à la Première Assemblée nationale constituante en 1945. Il retrouve le ministère de la France d’Outre-mer dans les gouvernements Félix Gouin (du 26 janvier au 24 juin 1946), Georges Bidault (du 24 juin au 16 décembre 1946), Léon Blum (du 16 décembre 1946 au 22 janvier 1947) et Paul Ramadier (du 22 janvier au 22 octobre 1947).

À ce titre, il négocie avec Ho Chi Minh et fonde le Fonds d’investissement économique et social des territoires d’Outre-mer. Il représente le Soudan (auj. Mali) au Conseil de la République puis le département de la Drôme dès 1947 sous les IV et Ve Républiques jusqu’à sa mort. Il est doyen d’âge du Sénat.

Comme parlementaire, il œuvre en faveur de la paix au sein de l’ Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, de l’Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale et de l’Union interparlementaire.

Citation

« Si la France ne peut rester en Indochine qu'en y coupant des têtes et en y maintenant un régime de terreur et de force, il vaut mieux nous en aller. » (1930, cité dans Jean-Marc Binot, Denis Lefebvre et Pierre Serne, 100 ans, 100 socialistes, éd. Bruno Leprince, 2005).

sources : ©Wikipédia