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Pierre Trémintin (1876-1966)


(64 ans-DP)

Député du Finistère

Pierre Trémintin est un homme politique français né le 5 juin 1876 à Plouescat (Finistère) et décédé le 22 octobre 1966. Il est maire de Plouescat de 1912 à 1966 et conseiller général du canton de Plouescat de 1904 à 1940, puis 1954 à 1966. Il est également député du Finistère de 1924 à 1940.

Né dans une famille aisée, il suit ses études secondaires au Collège de Lesneven, dont il sera plus tard, pendant une quarantaine d'années, président de l'Amicale des Anciens de l'établissement. Il fait ensuite des études de Droit, avant de s'inscrire au barreau de Quimper comme Avocat.

Pierre Trémintin s'engage tôt en politique. Il adhère en 1902 au Sillon de Marc Sangnier, puis au Parti démocrate populaire. En 1904, il est élu pour la premire fois conseiller général du canton de Plouescat. Il devient ainsi le benjamin de l'assemblée départementale.

En 1908, il entre au conseil municipal de Plouescat, commune dont il devient le maire en 1912. Ses principales réalisations pour la commune de Plouescat sont le réseau de distribution d'eau potable pour lutter contre les épidémies de fièvre typhoïde, l'amélioration de la voirie communale, la fondation d'un crédit agricole mutuel, la création d'un bureau de bienfaisance pour les nécessiteux, les dons de terrains pour la création de nouveaux logements à vocation sociale, la création d'un établissement d'enseignement ménager agricole.

Battu aux élections législatives de 1919, il est élu député en 1924 sous l'étiquette de l'Union Républicaine. Après la mise en place du scrutin d'arrondissement, il est largement réélu député de la deuxième circonscription de Morlaix (Finistère) en 1928. Il est de nouveau réélu en 1932 et 1936, par près de 70% des suffrages. Député du groupe démocrate, il devient ensuite porte-parole du groupe "Démocratie Populaire".

A l'origine d'une soixantaine de propositions de lois, il porte notamment à coeur les intérêts du monde rural, les conditions de vie des salariés, la sécurité sociale, les allocations familiales, l'instauration de la Société des Nations.

En 1940, il est l'un des quatre-vingt parlementaires à voter contre la remise du pouvoir constituant au maréchal Pétain. Dès lors, il perd son siège de conseiller général, tout en conservant une certaine audience comme président de l'Association des maires de France.

De 1946 à 1948, il est élu Sénateur du Finistère. En 1948, il est pour la première fois battu aux élections cantonales par le candidat gaulliste du RPF. Il est toutefois réélu au siège de conseiller général en 1954. Il exerce ses mandats de maire et de conseiller général de Plouescat jusqu'à sa mort, le 22 octobre 1966.

Petit agriculteur et dirigeant de la Fédération paysanne de son département natal, il est élu député socialiste à la Chambre des députés en 1936. Tanguy-Prigent est l'un des quatre-vingts députés qui refusent la remise du pouvoir constituant à Pétain le 10 juillet 1940. Il participe à la Résistance dans le mouvement Libération-Nord.

En 1944, il dirige de la Confédération générale de l'agriculture. Il est élu aux deux assemblées nationales constituantes, puis comme député du Finistère jusqu'en 1958, toujours en tant que socialiste SFIO. Il est pluiseurs fois ministre de l'Agriculture.

Opposé au retour de de Gaulle en 1958, il quitte la SFIO en octobre 1959 et milite au PSA puis au PSU qu'il représente à l'Assemblée nationale de 1962 à 1967 (il siège avec les non-inscrits). Il fut également conseiller général du Finistère et directeur de journal. Son action au ministère de l'Agriculture a permis l’adoption du statut du fermage.

Biographie:
Fils d'un avocat, Philippe Serre fait des études de droit à la faculté de Paris, jusqu'au doctorat et suit les cours de l'École libre des sciences politiques. Il s'inscrit au barreau de Paris et devient avocat auprès de la cour d'appel dès 1927. De 1929 à 1930, il est secrétaire de la conférence des avocats.

Son engagement pacifiste lui fait rejoindre le mouvement démocrate chrétien de Marc Sangnier, la Ligue de la Jeune République. Au côté de ce dernier, il participe à de nombreuses conférences sur le problème de la paix.

Candidat « indépendant de gauche » aux élections législatives de 1932 à Briey, il parvient, à la surprise générale, à contraindre le puissant maître des forges, François de Wendel, constamment réélu depuis 1914, au ballotage, 53 voix seulement les séparant. À la suite de semi-échec, Wendel se fait élire au Sénat fin 1932 pour éviter une éventuelle défaite aux élections suivantes.

Facilement élu en avril 1933 dans la circonscription laissée vacante, Philippe Serre est réélu en 1936, dès le premier tour, avec le soutien du Front populaire. À la Chambre, il siège comme indépendant de gauche et participe à la commission de l'Administration générale, départementale et communale ; à la commission de l'Enseignement et des beaux-arts ; à la commission de l'Aéronautique ; et à la commission d'enquête sur l'affaire Stavisky.

Lié au colonel De Gaulle, il est un des premiers à soutenir les idées de réorganisation de la défense nationale prônées par ce dernier. Il est nommé sous-secrétaire d'État au Travail dans le troisième gouvernement Chautemps (juin 1937-janvier 1938) et dans le deuxième gouvernement Blum (mars-avril 1938) ainsi que sous-secrétaire d'État à la présidence du Conseil, chargé des services de l'immigration, dans le gouvernement Chautemps remanié (janvier-mars 1938).

Le 10 juillet 1940, Philippe Serre vote contre la remise du pouvoir constituant à Philippe Pétain. Fermement opposé au gouvernement de Vichy, il s'engage dans le mouvement Résistance.

Après-guerre, il refuse de rejoindre le MRP. Isolé entre la SFIO, qu'il juge trop dogmatique, et ce nouveau parti, trop conservateur à son goût, il s'éloigne progressivement de la vie politique.

Décoration

Commandeur de la Légion d'honneur
Médaille de la Résistance


sources : ©Wikipédia