le 29/12/2013

J'ai eu l'ocasion de prendre connaissance des documents contenus dans votre site, par ailleurs fort intéressant.Je travaille depuis plus de 50 ans pour faire connaître la résistance des troupes françaises entre Chiers et Aisne du 14 mai au 11 juin 1940.

Vous pouvez le voir en consultant notre site :   ardennes1940aceuxquiontresiste

Je vous signale quelques erreurs importantes dans le texte La dictature de Pétain :

1- tous les ponts de SEDAN ont sauté ! Guderian a bâti un pont militaire à Floing-Gaulier, pour la 1° Panzerdivision, opérationnel le 14 mai à 7 h pour les chars lourds, un 2° pont militaire a été construit sortie de Sedan vers Wadelincourt pour la X° Panzerdivision - opérationnel le 14 en après-midi. Un 3° pont a été construit à Donchery - avec plus de difficultés - opérationnel le 15 mai pour la 2° Panzerdivision. 

2- L'aviation française est intervenue, comme l'aviation anglaise, notamment à BOUILLON mais aussi à SEDAN. Son action a été minutieusement analysée par Arnaud GILLET de Bétheniville (51)

3- Le jugement que vous portez sur le général GEORGES est en contradiction avec le dernier ouvrage étudiant ce personnage ( 600 pages). Il semble qu'il ait été en totale contradiction avec Gamelin, mais qu'il ait été pressé de rester à son poste pour éviter le pire, conseillé par les collègues apparemment en totale harmonie avec ses vues.

4- Il y avait bien des mines devant Sedan. Seulement ordre a été donné de les enlever quelques jours avant le 10 mai,... pour lesgraisser. Je tiens l'information d'un témoin, officier en place, abasourdi par cet ordre. Un autre témoin toujours en vie je crois confirme la chose, parlant d'obus pris comme mines et enterrés en forêt au-dessus de Saint Menges, égallement déménagés quelques jours avant le 10 mai.

Il reste suffisamment d'arguments à utiliser pour montrer le rôle de certains généraux : GAMELIN, jaloux de ses prérogatives, flirtant avec les politiques pour conserver son fauteuil, adversaire souterrain de Georges, mal aimé des chefs militaires parce que ses visions militaires étaient inadaptées, passéistes, mais rivées au personnage. HUNTZIGER, homme de cour, gérant son PC de Senuc comme Louis XIV à Versailles, abaondonnant ce lieu le 14 pour aller se mettre à l'abri dans un fort en forêt au sud de Verdun, bien loin des lieux de combat, donc mal renseigné puisque nos moyens de communication (téléphone filaire) étaient eux-aussi périmés, alors que Guderian avait la machine Enigma dans sa voiture de commandement et chacun de ses chefs d'unité munis de la radio, tout comme les chars et l'aviation.

Je souhaite vous rendre plus crédibles en vous signalant ces imperfections et souhaite que vous les preniez en considération.

M Baudier président de l'association ARDENNES 1940 à ceux qui ont résisté

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